J’ai... longtemps
cru que l’expression " Noir de jais " s’écrivait en fait " noir de geai
", comme l’oiseau, qui, pourtant, -mea culpa-, n’est pas noir du tout.
Non, ce noir profond et luisant, qui personnellement m’attire comme
l’or affole la pie, n’a rien à voir avec le plumage mais plutôt avec le
ramage, puisque le jais est une sorte de lignite. On
l’a adoré au XIXème siècle : il rentre alors dans la composition de
nombreux bijoux, il est cousu sur les vêtements, avant de devenir la
parure du deuil. J’ai lu qu’en Grande Bretagne, à la fin du XIXè
siècle, on va même jusqu’à tresser des colliers de jais dans les
cheveux des défunts. Et puis les mines s’épuisent et le verre s’y
entend très bien pour imiter le jais. Ces perles ont été très utilisées
en passementerie, tout ce qui décore et orne des vêtements, des
rideaux, des meubles, etc... La plupart des perles " de jais " que l’on
achète aujourd’hui sont donc des perles de verre imitation jais. On les
appelle, quand on est honnête et/ou un peu au parfum, du "faux-jais".
Ce qui ne les empêche pas d’être belles. Collier en rocailles, perles de verre et faux-jais
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